louboutin strass pas cher Mon gras pas mal.

louboutin strass LE FIGARO. - Le mouvement des «bonnets rouges» met en garde contre un «printemps breton». Le mouvement est-il en train de se radicaliser? Christian TROADEC. - Attendons les États généraux de la Bretagne et les revendications qui seront issues des cahiers de doléances. Nous avons donné la parole aux gens. Ils s'en sont saisis avec plaisir et beaucoup de détermination. Nous avons recensé près de 15.000 doléances en moins de deux mois. Après leur présentation, nous attendons des réponses claires et définitives du gouvernement. L'ambiance est tendue. Nous traversons une période particulièrement difficile. Beaucoup de sociétés souffrent, beaucoup de salariés perdent leur travail. Nous sommes extrêmement inquiets. Malgré la suspension de l'écotaxe, vous avez l'impression de ne pas être entendus? Le gouvernement est autiste. Les choses n'ont bougé que quand des portiques sont tombés. Faut-il en arriver à des actes de violence pour être entendu? Ce n'est pas normal. Le gouvernement ne nous écoute pas. Il ne s'est rien passé depuis décembre! Quelles sont aujourd'hui les revendications des «bonnets rouges»? Nous voulons redresser la barre, travailler à la création de richesse et au maintien de l'emploi. Aujourd'hui, nous sommes ralentis par des scléroses, des freins, des engoncements qui seront décrits dans les cahiers de doléances. C'est en partie lié à la centralisation, à un État jacobin complètement dépassé mais aussi à un manque d'enthousiasme. Les populations sont en train de baisser la tête. Il faut aider et redonner de la confiance aux gens qui ont envie de se mettre en mouvement pour créer de la richesse. Nous ne sommes pas pour l'État-providence. De toute façon, il n'existe plus car il n'a plus un sou. Nous n'avons pas forcément besoin d'aides financières. Mais il faut laisser les régions agir plutôt que d'attendre un miracle national qui n'arrivera pas. Malgré plusieurs reports, craignez-vous le «retour» de l'écotaxe? Régulièrement, le premier ministre, le ministre des Transports ou la ministre de l'Écologie évoquent sa mise en place. Nous restons très vigilants car nous craignons que le gouvernement essaye de passer en force. Nous continuons donc à lutter contre ce dispositif qui serait extrêmement préjudiciable pour la Bretagne, tout particulièrement dans sa forme actuelle. Le mouvement, qui a surpris par sa composition hétéroclite, n'est-il pas en train de faiblir et de s'éparpiller? Nous attendons beaucoup de monde pour les États généraux du 8 mars. Artisans, pêcheurs, patrons, commerçants, transporteurs, agriculteurs Par sa représentation, ce mouvement correspond à l'identité de la Bretagne où 90 % des sociétés ont moins de 10 salariés. Cela peut paraître insensé, exceptionnel, mais cela ne l'est pas. En Bretagne, nous vivons tous ensemble dans une société d'entraide.