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louboutin d occasion On n'imagine pas à quel point l'arrivée d'un meuble royal est une fête à . Il y a dix jours, il y avait foule pour assister à l'ouverture d'une lourde caisse venant d'Italie. À l'intérieur, une commode ayant appartenu à Louis XV, objet rare en marbre et en laque du Japon, estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros. Un «meuble unique au monde», selon le conservateur en chef au château, Gérard Mabille. La commode a fait son entrée à Versailles grâce à un don de la Fondation Edmond Safra. De fait, la direction du château n'aurait jamais pu l'acquérir avec ses propres deniers, alors qu'elle s'est lancée dans une lente politique de remeublement pour ses 1200 pièces. Le don, qualifié de «fabuleux» par , est donc une aubaine. À peine retiré de sa gangue de protection, le meuble a d'ailleurs été posé dans les appartements de Mesdames, au rez-de-chaussée. «Il permet de nourrir un peu plus le témoignage de la vie de cour à Versailles au XVIIIe siècle», explique Gérard Mabille. Comme souvent pour les pièces de mobilier d'appartenance royale, la commode a une trajectoire mouvementée. C'est Antoine-Robert Gaudreaus, ébéniste du garde-meuble de la Couronne, qui la créa en 1744 pour la chambre de Louis XV au château de Choisy-le-Roi. Il utilisa, luxe suprême, des pans d'un ancien paravent en laque noir, lui-même cadeau du roi de Siam à Louis XIV. Cette curiosité, mélange de vernis noir, de bronze doré et de marbre fut ensuite transportée à Saint-Cloud. Elle y orna la chambre de Madame Élisabeth, s ur de Louis XVI, puis celle de . Dispersée lors des ventes révolutionnaires, la commode disparut ensuite pendant près de deux cents ans, avant de réapparaître en 1987 à Venise. C'est là que la Fondation Oswald et Josa Finney, du nom de riches Anglais d'Alexandrie, la vendit à Edmond J. Safra, un grand banquier. «L'affaire de la commode»Mais les époux Safra eurent toutes les peines du monde à faire sortir leur bien d'Italie - le pays l'ayant classé abusivement «Trésor national». , femme du monde, s'en ouvrit un jour à , alors président de Versailles. Ce dernier se rendit jusqu'à l'Élysée pour plaider la cause de cette uvre française stockée depuis trente ans dans un entrepôt près de Venise. Ironie de l'histoire: c'est Catherine Pégard, alors conseillère de Nicolas Sarkozy, qui l'aida sur «l'affaire de la commode», devenue une sorte d'enjeu diplomatique et culturel. «Tous les gouvernements successifs ont été mobilisés sur cette histoire», affirme aujourd'hui la présidente de Versailles. Est-ce le fait que la fondation ait clamé haut et fort son intention de faire don du meuble au château, plutôt que de le vendre, si elle parvenait à le récupérer? En tout cas, l'Italie finit par céder, sous les huées des spécialistes italiens du patrimoine. Et le prestigieux objet a donc fini par revenir en France. Émue, Lily Safra affirma, en ouvrant la caisse, qu'elle n'avait pas vu sa commode depuis dix-huit ans.