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cristian louboutin Rio de Janeiro - Le Roi Momo, figure tutélaire du Carnaval de Rio de Janeiro, a déclaré ouvert vendredi le plus grand spectacle à ciel ouvert du monde et a d'emblée pris sa première ordonnance: «Je décrète la joie !» Ces mots royaux ont officiellement lancé les cinq jours de festivités frénétiques sous le soleil de l'été austral, la samba quasi-ininterrompue dans tous les recoins de la «Cité Merveilleuse». Rio s'attend à accueillir au total 918.000 touristes, soit 2% de plus que l'année dernière, qui se mêleront aux millions de Cariocas. Il y a le Carnaval officiel, qui voit défiler douze écoles de samba devant les 70.000 spectateurs en liesse du Sambodrome, dessiné par feu le célèbre architecte Oscar Niemeyer et qui luttent pour le titre de champion sous l'oeil d'un jury intraitable. Et il y a le Carnaval de rue, qui s'est organisé ces dernières années et mobilise pas moins de 492 «blocs», ces groupes festifs aux noms et thèmes fantaisistes. Le Roi Momo, de son vrai nom Wilson Dias da Costa Neto (27 ans), occupe cette fonction honorifique pour la première fois. Il est venu en limousine jusqu'au tapis rouge qui pare l'entrée de l'hôtel de ville, accompagné de la Reine du Carnaval, Leticia Guimaraes, et des deux princesses. Le couple royal de la «Grande Folie», élu lors d'un concours, ouvrira la voie aux défilés officiels au Sambodrome dimanche soir. Il est près de midi, et le moment fatidique arrive: le maire Eduardo Paes, sorti de l'hôtel de ville sous les flonflons d'une fanfare de la garde municipale, accueille avec les égards nécessaires son successeur carnavalesque et lui remet une clef dorée géante, qui symbolise le pouvoir sur la ville. - Sourire de vainqueur - Les flashes crépitent sous les vivats et une pluie de confettis. Une chanson à la gloire de Rio est entonnée par le personnel municipal, quelques sambistes de la vieille garde et les deux personnalités, la main sur le coeur. «Je félicite Sa Majesté le Roi Momo et salue la Reine et les princesses», déclare ensuite le maire devant la presse. «Roi Momo, c'est votre première année de règne, vous prenez la ville dans un moment très spécial. J'espère que vous gérerez bien les problèmes de trafic automobile en centre-ville !», lance-t-il sur le ton de l'humour en référence aux travaux qui perturbent la circulation dans le coeur de Rio. «Je suis très heureux d'être le quinzième Roi Momo», proclame le nouveau responsable officieux de la ville. «Au nom de la mairie, étant le monarque de la plus grande fête mondiale, je déclare ouvert le Carnaval de la Cité Merveilleuse de Rio de Janeiro, avec beaucoup de bonheur mais aussi de responsabilité. Je décrète la joie !» Une samba endiablée démarre alors sur le tapis rouge, au rythme des percussions de l'école de samba de Vila Isabel, vainqueur du Carnaval officiel en 2013. L'autocrate d'opérette est très élégant dans son costume blanc, avec son écharpe en bandoulière où est écrit «Roi Momo le seul et unique, 2014», sa couronne et son sceptre. Sa chemise est fermée jusqu'au dernier bouton et le noeud papillon. Le soleil tape dur et le Roi se déhanche frénétiquement: il commence à avoir très chaud ! Mais il ne départit jamais de son sourire de vainqueur, qui ajoute à sa rondeur naturelle. La jovialité est un critère essentiel pour incarner cette figure symbolique que les historiens du Carnaval font remonter aux années 1970, lorsqu'il a été décidé d'incarner le personnage qui n'était jusqu'alors qu'une poupée en papier. La tradition veut aussi que le Roi Momo soit gros, puisque la gourmandise résume les excès de Mardi Gras. L'obligation de peser au moins 110 kilos a cependant été abandonnée en 2004. A cette époque, le Roi Momo était un certain Alex de Oliveira (de 1997 à 2008), qui a perdu cent kilos durant son décennat.