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christian louboutin boutique Les lendemains ne chantent plus pour (1913-1998). On ne voit plus ces toiles criardes et schématiques célébrer les masses populaires dans les musées. Et c'est surtout à l'étranger, comme une relique, qu'a été collectionné cet artiste, chantre officiel du Parti communiste français d'après-guerre, à la remorque du surréalisme, du cubisme, du néoclassicisme et du pop art. À son ouverture, la à Londres lui avait consacré une salle entière En France, c'est à , qu'on le retrouve. Non sans surprises. «Fougeron a construit l'image de son temps et, en même temps, il n'a pas d'image car on ne connaît pas son uvre. C'est son paradoxe», relève Bruno Gaudichon, commissaire et directeur du lieu. Son heure de gloire? Le Salon des Tuileries en 1943 quand il expose devant les officiers de la Propaganda Staffel une Rue de Paris avec des adultes décharnés et des enfants fouillant une poubelle. À la Libération, ce courage paie. Pour imposer son «nouveau réalisme à la française» envers et contre toute abstraction, Fougeron joue de son passé de résistant, quand il avait courageusement transformé son atelier en imprimerie clandestine. Accessoirement il s'érige en juge, membre du tribunal d'épuration de la scène artistique. Sa suite consacrée au pays de mines, commande de son mentor au PC, Auguste Lec ur, fait mouche. Tout comme ses affiches d'appels aux grèves, de défense des droits et de la CGT.Excès de zèleSon problème, sa jalousie, est un géant: , d'autant plus intouchable qu'il est lui aussi encarté et déclare «aller au communisme comme on va à la source». Fougeron tente de le concurrencer par un excès de zèle. En 1949, une souscription auprès des militants lui permet d'offrir un tableau à pour ses 70 ans. Vaguement inspiré de Poussin, la composition figure un militant gisant dans la rue, devant sa famille et ses camarades. Un fait divers réel a servi de prétexte. Un policier a tué André Houllier à Saint-Mandé alors qu'il collait une affiche pour la paix. Jolie preuve de narcissisme, ladite affiche est une de celles composées par Fougeron Qu'a pensé le «guide prestigieux de la lutte des peuples» de ce format de 2,5 m × 4 m, bleu, blanc et rouge? L'histoire ne le dit pas. «L' uvre n'est sortie qu'en 1968 du Musée Pouchkine de Moscou où elle se trouve roulée», glisse l'historienne de l'art Sarah Wilson. Trop embarrassante? Quoi qu'il en soit, La Piscine évoque cet Hommage à André Houllier par une reproduction à l'échelle et des études préparatoires. Fougeron abattra sa plus mauvaise carte en 1953 quand il accusera d'avoir fait paraître un portrait de Staline par Picasso, alors que le maréchal vient de mourir. Il le dénonce comme une pochade. Il fait ici le jeu de Lec ur contre Maurice Thorez. Mais ce dernier ne sera pas évincé. Et Fougeron se mordra les doigts. Une de ses toiles tardives, Contribution au présent dans le genre portrait posthume (1980), dans laquelle il reprend plusieurs fois le dessin de Picasso, sonne comme une excuse. , Roubaix (59). Jusqu'au 18 mai. Catalogue, 238 p., 34  . Tél.: 03 20 69 23 60.