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chaussure louboutin solde Une patiente de 61 ans se présente aux urgences et, six heures plus tard, est découverte morte sans avoir été vue par un médecin. à l'hôpital Cochin, avait fait désordre, notamment dans le contexte de la , dont l'établissement récupère les patients. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) aussitôt diligentée, et les recommandations qui en découlent. «À ma connaissance ( ), il n'y a pas de faute individuelle qui justifierait des sanctions individuelles», avait déclaré sur France Inter , directeur général de l'AP-HP, dix jours après l'événement. Il évoquait «des erreurs d'organisation suffisamment graves pour qu'on prenne des corrections». Le rapport d'enquête de l'AP-HP semble lui donner raison, après avoir passé au crible cette journée du 15 février et analysé le mode de fonctionnement de ce service.«Modifications d'organisation en cours»«La fusion de deux sites et de trois équipes (Cochin, Hôtel-Dieu et Mondor) est un défi», souligne le document, qui rappelle que les équipes ont vu se succéder «trois chefs de service, en l'espace d'une année» et que «des modifications d'organisation sont en cours». Retraçant par le menu l'organisation du service, le bureau d'enquête-analyse du Groupe hospitalier «Hôpitaux Universitaires Paris centre» précise qu'il ne souffrait pas d'une pénurie de personnel au moment de l'événement et qu'avec 152 patients pour cette journée du 15 février, l'affluence était dans la moyenne. En revanche, les lits prévus pour l'hospitalisation de courte durée était tous occupés à 18 heures, contrairement à l'objectif d'une unité vide à cette heure, empêchant au médecin senior en charge de l'unité de venir prêter main forte à son confrère en charge des soins aux patients en urgence vitale. Arrivée à 16h30 avec les pompiers, la sexagénaire a été vue 18 minutes plus tard par un infirmer chargé de classer les arrivants selon 5 niveaux: de la priorité 1, pour les malades en urgence vitale, à la priorité 5, pour ceux à voir en moins de 4 heures. La patiente, qui souffrait d'une «plaie du pied droit», s'est vu attribuer un rang 3 et l'infirmière a vérifié ses signes vitaux avant de la placer dans un fauteuil dans une zone très passante, et située face à son poste.Patiente introuvableLa suite est plus floue: des infirmières, aides-soignantes et médecins disent avoir vu la patiente, vivante, à plusieurs reprises avant 22 heures. Entre 21h30 et 21h40, un externe est chargé de démarrer son examen. Il cherche la sexagénaire dans divers endroits, y compris à l'extérieur du bâtiment où certains vont fumer. Un interne récupère le dossier et appelle lui aussi sans succès la patiente. C'est alors qu'arrive un nouveau patient jeune et en arrêt respiratoire. Avant de rejoindre l'équipe qui s'en occupe, l'interne transmet le dossier de la malade introuvable au médecin senior, qui considère que, lasse d'attendre un avis médical, elle a d'elle-même quitté l'hôpital. Ce qui n'a rien de surprenant: cela arrive 7 à 12 fois par jour dans ce service, précise le rapport d'enquête. C'est finalement à 23 heures qu'une aide-soignante, inquiète de la pâleur de cette femme, appelle un médecin senior qui prononcera le décès 10 minutes plus tard. On ignore les causes précises du décès, la famille ayant refusé l'autopsie. Mais les équipes présument une origine cardiaque après analyse de son dossier et un scanner réalisé post-mortem. «L'anomalie qui préoccupe est de n'avoir pas trouvé la patiente, et non pas son décès», insiste le rapport de l'AP-HP. En clair, l'hôpital ne l'a pas tué, il a simplement tardé à constater son décès «Intériorisation insuffisante des procédures»Les enquêteurs pointent divers défauts d'organisation. D'une part, par manque de temps ou de formation, les médecins juniors n'utilisent pas le logiciel permettant de localiser les patients. Par ailleurs, des éléments «qui peuvent se révéler importants» apparaissent de manière très peu visible sur les fiches de tri, ce qui ne permet pas «d'attirer l'attention». Enfin, «la communication verbale entre les différents intervenants semble peu privilégiée», et le rapport note «une intériorisation insuffisante des procédures communes». Pour éviter tout «oubli», plusieurs mesures sont proposées. Notamment, en l'absence de réponse à l'appel d'un patient, les soignants devraient vérifier «un à un les bracelets des patients présents dans les zones de surveillance» et chaque patient devrait être affecté à une équipe médicale identifiée. «Les actions correctrices ont été enclenchées dès les premiers constats réalisés», explique l'AP-HP. Elle suivra leur mise en   uvre régulièrement, et s'engage à les répercuter dans l'ensemble des établissements disposant d'un service d'urgences. » Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (APHP), évoquait mardi des «erreurs d'organisation» mais réfutait qu'il y ait eu des «fautes indivuelles».