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par Gwénaëlle Barzic et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Au jeu des pronostics sur l'avenir de SFR, la Bourse semble avoir désigné son vainqueur. L'action du prétendant a bondi de 13% depuis le dépôt de son offre sur la filiale de Vivendi tandis que son rival Numericable fondait de plus de 800 millions d'euros en Bourse.

Pourtant les jeux ne sont pas encore faits au conseil de surveillance de Vivendi dont les 14 membres, qui se réuniront vendredi, vont devoir résoudre cette équation à multiples inconnues qu'est devenue la cession/scission de SFR.

Les deux offres de rachat en lice - l'une émanant du groupe de BTP et de communication Bouygues et l'autre du câblo-opérateur Numericable - prévoient que le conglomérat conserve une part conséquente dans la nouvelle entité fusionnée et reste exposé à un secteur des télécoms éprouvé par deux années de guerre des prix.

Il appartiendra au conseil d'imaginer quelle recomposition sera la plus favorable en misant dans un cas sur la convergence entre le mobile et le fixe, une tendance de fond en Europe, ou, dans l'autre, sur un paysage réduit à trois acteurs dans le mobile mais avec le risque d'engendrer un "Super Free".

Pour atténuer les probables réticences de l'Autorité de la concurrence, Bouygues propose en effet un accord clef en main avec son rival Iliad à qui il vendrait la totalité de son réseau et des fréquences mobiles. (voir)

Deux sources au fait des discussions estiment cependant que scénario pourrait se retourner contre le futur duo Bouygues-SFR en donnant les moyens au groupe de de changer d'un seul coup de calibre.

LE SPECTRE DE "SUPER FREE"

"Tout ce qui rend Xavier Niel aussi heureux ne peut que nous inquiéter", a résumé l'une des sources.

Pour compliquer la donne, Martin Bouygues, PDG du groupe éponyme, a multiplié les soutiens, obtenant le blanc-seing du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg tandis que ses concurrents Stéphane Richard, PDG d'Orange et Xavier Niel se chargeaient du plaidoyer en faveur de cette offre.

Face aux grandes manoeuvres chez Bouygues, Altice, la société mère de Numericable dirigée par le discret Patrick Drahi, a diffusé mardi un communiqué faisant savoir que son offre tenait jusqu'à ce vendredi, soit la date du conseil.

Les discussions, qui se dérouleront sous la houlette de Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance, et de Vincent Bolloré, son futur successeur, s'annoncent délicates, rapportent trois personnes au fait du dossier.

Il n'est pas certain que la réunion suffise à trancher le sort de l'opérateur dont une introduction en Bourse est parallèlement envisagée, ce qui prolongerait encore le suspense.

"Cela va se jouer dans un mouchoir de poche", a expliqué l'une des sources.

Un comité ad hoc chargé d'instruire les candidatures se réunira jeudi pour faire une recommandation au conseil. D'ici-là, Vivendi a demandé aux deux candidats en lice de lui remettre la dernière mouture de leurs offres d'ici mercredi soir, leur donnant ainsi l'opportunité de les améliorer.

Dans une interview aux Echos publiée mercredi, Patrick Drahi a cependant indiqué qu'il ne voyait pas de raison de modifier sa proposition. (voir) Bouygues, quant à lui, n'a pas souhaité communiquer sur ses intentions.

Les deux propositions sont à ce stade jugées d'intérêt équivalent par Vivendi sur le plan financier, a rapporté l'une des personnes au fait des discussions.

Bouygues propose à Vivendi 10,5 milliards d'euros en numéraire et une participation de 46% dans l'ensemble constitué de Bouygues Telecom et SFR tandis que Numericable offre 10,9 milliards d'euros en cash et 32% de l'entité combinée.

SORTIR, ET VITE, DES TÉLÉCOMS

Sur le plan de la concurrence, Vivendi fait le pari que les deux offres feront probablement l'objet d'un examen approfondi de la part de l'Autorité de la concurrence, même si l'enquête sur le scénario Bouygues-SFR pourrait prendre plus de temps.

Un des critères qui pourrait alors faire la différence serait la rapidité avec laquelle Vivendi pourrait se désengager de l'entité fusionnée et sortir pour de bon des télécoms, ce qui demeure son but ultime, a souligné l'une des sources.

Sur ce plan, Numericable semble apporter la solution la plus rapide et la moins risquée car la société est déjà cotée en Bourse. Vivendi pourrait commencer à réduire sa participation dès le feu vert de l'Autorité de la concurrence, sous réserve de clause l'engageant à conserver des titres pour une certaine durée, ont expliqué deux personnes au fait des discussions.

Dans l'option Bouygues, il devrait attendre l'introduction en Bourse du futur duo Bouygues Telecom-SFR avec toutes les incertitudes que ce type d'opération comporte.

"C'est plus compliqué que retenir la solution qui parait la plus simple", observe l'une de ces sources.

D'autres éléments, tels que la gouvernance du futur ensemble, le montant des synergies, les implications du politique, entrent également en ligne de compte, souligne-t-elle.

Selon une troisième source, Jean-René Fourtou, qui passera la main en juin, veut aller vite, ce qui le fait pencher pour l'offre Drahi mais il devra convaincre les membres du conseil qui comptent prendre leur temps pour trancher le sort d'une entité comptant pour près de moitié dans les revenus de Vivendi.

(Avec Sophie Sassard, Matthieu Protard et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Jean-Michel Bélot)


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